obésité

Obésité

Comprendre

L’obésité est le premier facteur favorisant les apnées du sommeil. Ces dernières affectent le quotidien d’environ 30 % des obèses. Les graisses accumulées autour du cou entraînent la fermeture des voies respiratoires au niveau du pharynx et empêchent le passage du flux d’air. La qualité du sommeil se trouve sérieusement affectée et le patient souffre d’hypersomnolence diurne. L’obésité peut mener à d’autres problèmes respiratoires restrictifs comme l’hypoventilation alvéolaire.

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Facteurs Aggravants

La privation de sommeil causée par les apnées du sommeil entraîne une grande fatigue pendant les heures d’éveil. Les personnes en situation d’obésité tombent alors dans un cercle vicieux dont il devient difficile de sortir. À cause de l’hypersomnolence, les patients ne trouvent plus l’énergie nécessaire à un exercice physique régulier. Parallèlement, le manque de sommeil augmente la sensation de faim et le corps réclame des aliments à haute teneur énergétique, notamment sucrés.

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Diagnostic

Le diagnostic de l’obésité passe en premier lieu par le calcul de l’IMC. Mais le premier signe indiquant que les voies respiratoires d’une personne obèse souffrent de cette situation est l’essoufflement. Pour les personnes en situation d’obésité morbide, le poids de l’excès de graisse sur la cage thoracique et l’abdomen peut engendrer le syndrome d’obésité-hypoventilation (SOH). La plupart du temps, le SOH est diagnostiqué lors d’une décompensation respiratoire qui entraîne souvent une hospitalisation. Ce syndrome peut être découvert à l’occasion d’autres examens tels qu’un bilan de dyspnée d’effort ou suite au diagnostic du syndrome d’apnées du sommeil.

Indications

Un traitement par pression positive continue (ou CPAP) est particulièrement recommandé pour les personnes obèses souffrant d’apnées du sommeil. C’est l’accompagnement idéal d’une perte de poids, car il aide à rompre le cercle vicieux créé par l’hypersomnolence tout en diminuant les risques cardio-vasculaires. Le SOH présente, quant à lui, un risque mortel. Il est donc primordial que ce trouble soit diagnostiqué, afin d’être traité par la ventilation non invasive (VNI). Cette dernière permet une réelle diminution des symptômes liés à l’insuffisance respiratoire.